Poème visuel, ludique et joyeux, inspiré par L’art de la fugue de Jean-Sébastien Bach, cette nouvelle création emmenée par un acrobate-jongleur, une danseuse et un pianiste établit un pont entre le motif musical et la figure de cirque.
De la même façon qu’en musique le contrepoint est une recherche d’équilibre entre plusieurs lignes mélodiques superposées, Yoann Bourgeois cherche le point d’orgue entre l’objet de jonglage et la façon dont l’artiste peut être manipulé par celui-ci. Car ici, le manipulateur n’est pas forcément celui que l’on croit.
Les objets, les corps, la scénographie, influent les uns sur les autres, écrivant une nouvelle partition dans un langage acrobatique et chorégraphique. Le mouvement se cache en chaque chose. Comme dans ce décor en forme de cube, sonorisé et amplifié, qui renvoie le son au contact des corps et se déploie progressivement, mû par des mécanismes cachés, jusqu’à présenter une véritable architecture. Dans l’agencement de ces éléments, des impressions de paysages apparaissent, disparaissent.
Dans L’art de la fugue, les figures acrobatiques se déclinent à l’infini, ressurgissent dans tous les sens, tout comme les variations d’un thème musical. Danse et jeux de vertige se mêlent dans une quête singulière: celle du «point de suspension», propre au jonglage ou au trampoline, endroit idéal lorsque l’envol d’un corps atteint son apogée et que la chute n’a pas encore débuté.
Absence de poids, présent absolu, instant de tous les possibles.
Avec
Marie Fonte
Yoann Bourgeois
Conception
et mise en scène
Yoann Bourgeois
En collaboration avec
Marie Fonte
Scénographie
Goury
Lumière
Caty Olive
Son
Antoine Garry